À L’AGGLO DRACÉNIE, L’OPPOSITION FAIT SON APPARITION : LE DÉMOCRATIE AVANCE...

Pour l’expression des minorités, il y a désormais des minorités à l’Agglo ? Cela va plutôt dans le bon sens.
Il aura donc fallu attendre ce nouveau mandat pour voir apparaître à la Dracénie Provence Verdon Agglomération un groupe d’opposition : "Dracénie Autrement".
Et, franchement, ce n’est pas une mauvaise nouvelle.
Avec 68 conseillers représentant 23 communes, elle n’est plus seulement une machine administrative destinée à faire fonctionner l’intercommunalité. L’Agglo est une institution éminemment politique. Elle vote son budget, engage des investissements, définit des politiques publiques et prend des décisions qui dépassent largement les frontières des communes.
Dès lors, qu’il existe une majorité et une opposition, que les deux puissent confronter leurs analyses, leurs choix et leurs propositions, cela ressemble plutôt au fonctionnement normal d’une démocratie locale.
LA FIN DE L’ARMEE DES COLONELS ?

Jusqu’à présent, le conseil communautaire pouvait donner une curieuse impression. Une véritable armée de colonels : président, vice-présidents, maires, conseillers délégués… Une impressionnante distribution de galons institutionnels. Le bureau communautaire compte d’ailleurs 15 vice-présidents, auxquels s’ajoutent plusieurs autres membres.
Tout le monde autour de la table, ou presque. Et quand tout le monde est dans la même maison, qui joue réellement le rôle de contradicteur ?
Ce fonctionnement pouvait entretenir l’image d’un consensus permanent, confortable mais parfois paralysant. Or une démocratie locale ne fonctionne pas seulement avec des accords.
Elle a aussi besoin de désaccords assumés, de questions, de contrôles et de débats.
Une majorité doit pouvoir gouverner. Mais une opposition doit pouvoir questionner, contester et proposer. C’est précisément pour cela que l’apparition d’un groupe d’opposition à l’Agglo mérite d’être regardée avec attention.
MAIS QUELLE EST DONC LA COULEUR POLITIQUE DE CE GROUPE ?

C’est là que la composition de ce nouveau groupe devient intéressante.
On y retrouve Philippe Schreck, député du Var et conseiller communautaire de Draguignan, membre du Rassemblement national.
Préside le groupe Bernard Cigarini. Il a été élu maire en 2026 à la tête d'une liste étiquetée "divers droite" mais est classé comme apparenté UDR, le parti cher à Eric Ciotti.
Et, pour les Transians, un nom attire évidemment l’attention : Philippe Besson. Le conseiller municipal de Trans-en-Provence qui vient de quitter le groupe municipal Trans 2026, en expliquant ce départ par son refus d’une opposition qu’il ne souhaitait pas voir devenir systématique. Philippe Besson avait été élu en 2026 sur la liste Trans 2026, conduite par l’ancien maire Jacques Lecointe. Et le voilà désormais membre d’un groupe d’opposition à l’Agglo... par pour contester systématiquement !
Cela pose forcément une question sur la nature et les objectifs de ce nouveau groupe. Ce sont désormais leurs prises de position, leurs votes et leur comportement sur les dossiers communautaires qui nous permettront de comprendre : Wait and See.
POLITIQUE FICTION AU CAFÉ DU COMMERCE

Le microcosme politique Transian a commente, avec passion, au Café du Commerce (où notre beagle a ses habitudes), cette situation . Le maire Alain Caymaris est un membre influent du LR local, (masqué évidemment pour raisons électorales (mais il est loin d'être le seul...). On émet des hypothèses sur l'éclatement du LR, et ceux qui franchiront le Rubicon, lors des élections présidentielles, pour s'allier au RN via l'UDR ou non.
Pour beaucoup le conseiller "SDF" est "sous influence" du premier magistrat. Et que son ralliement au groupe d'opposition en Dracenie s'est fait avec son accord. Ils en déduisent, par un syllogisme douteux, que c'est l'indice d'un ralliement probable du premier magistrat au sens du vent électoral...
La preuve le député Schreck était l'invité (officiellement invitation républicaine...) du dernier rassemblement des associations transianes




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