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TRANSPARENCE DES DENIERS PUBLICS : DU DÉPARTEMENT À TRANS-EN-PROVENCE, UN MÊME COMBAT POUR LA VÉRITÉ



Dans une récente prise de position qui a fait grand bruit dans le Var, le président du Département, Jean-Louis Masson, a tapé du poing sur la table concernant la gestion financière du Grand Prix de F1 du Castellet. Ses mots résonnent avec une force particulière : « Je me bats pour que les contribuables sachent comment ont été utilisés les deniers publics » et « Les chiffres méritent plus d’honnêteté ».

Cette exigence de clarté n'est pas qu'une affaire départementale ou de grands événements sportifs. C'est exactement le même combat que nous menons chaque jour ici, à Trans-en-Provence.


Faire de la mairie une "maison de verre"


Demander des comptes, exiger de la transparence et vouloir faire de notre mairie une véritable « maison de verre » n’est ni une posture politique, ni de l’acharnement. C’est un devoir envers les citoyens. Chaque euro d’argent public dépensé provient des impôts des Transians. À ce titre, chaque euro doit pouvoir être tracé, justifié et expliqué.


Pourtant, lorsque l'on pose des questions légitimes sur l'attribution et l'utilisation des subventions, ou sur le statut réel et les éventuelles rémunérations de personnes exerçant des missions de service public pour la commune, on se heurte trop souvent à un mur de silence. Le "bouclier du bénévolat" ou l'absence systématique de réponse aux courriers des élus d'opposition ne peuvent pas servir de paravent à une gestion opaque.


"En quoi exiger la transparence d'une association paramunicipale, comme l'impose les textes règlementaires, constitue une attaque contre les bénévoles. C'est le refus de cette transparence qui est une insulte envers le dévouement ces bénévoles. Personne n'est au-dessus des lois" JPC

Au-delà du silence : la saisine des autorités et de la justice


Face à cette opacité persistante et devant la gravité de certains faits, nous avons décidé de passer à la vitesse supérieure. Le rôle d'un élu d'opposition ne s'arrête pas au constat, il impose de protéger l'institution municipale et les administrés.


C'est pourquoi nous avons officiellement saisi Monsieur le Préfet du Var ainsi que Monsieur le Procureur de la République. Un signalement a été déposé concernant plusieurs dossiers pour lesquels nous avons le sentiment profond qu'ils relèvent de qualifications délictuelles, voire plus.

Notamment suite à la découverte d'une fausse convention attribuant 52 000 € au Comité des Fêtes . Nous avons saisi le Tribunal Administratif de Toulon.


L'éthique publique ne peut pas être élastique


Ce n'est pas un combat politicien, c'est une exigence de respect envers les contribuables. L'éthique publique ne peut pas être élastique, et les solidarités locales de l'entre-soi ne peuvent en aucun cas contourner les lois de la République. On ne peut pas distribuer les bons et les mauvais points tout en s'affranchissant des règles les plus élémentaires de contrôle et d'équité en interne.


Le refus de répondre aux demandes d'information des conseillers municipaux n'est pas seulement un manque de civilité envers les élus, c'est un reniement des principes démocratiques face à l'ensemble des contribuables transians.


Nous continuerons ce combat sans relâche, que ce soit par nos interventions en conseil, par nos saisines de la CADA pour arracher les documents dissimulés, ou par le suivi rigoureux des procédures désormais entre les mains de la justice et des services de l'État. Plus que jamais, nous exigeons que la lumière soit faite. La transparence n'est pas une option, c'est une obligation républicaine




Jean-Pierre CHRUSZEZ

CONSEILLER MUNICIPAL

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