TRANS-EN-PROVENCE : NOUVELLES INCIVILITÉS AU CENTRE-BOURG, L’ART DU CAMOUFLAGE COMME SEULE POLITIQUE MUNICIPALE

Une fois de plus, le centre de Trans-en-Provence offre le triste spectacle du vandalisme ordinaire et de l'incivilité débridée. Récemment, ce sont les aménagements et bacs à fleurs d'un établissement local, qui ont été renversés et saccagés en pleine rue. Une preuve supplémentaire, s’il en fallait une, de la dégradation continue du cadre de vie et de la sérénité au cœur de notre village.
Mais au-delà de cet acte révoltant contre un commerce local, c’est une nouvelle fois la réaction de l’exécutif municipal qui interpelle.
EFFACER LES TRACES PLUTOT QUE S'ATTAQUER AUX CAUSES
Face à ce nouvel épisode, la stratégie municipale est désormais bien rodée : mobilisation en urgence des services techniques pour nettoyer à la hâte, réparer en catimini et faire disparaître au plus vite tout indice gênant. Sur le terrain, l'objectif ne semble pas d'identifier les auteurs ou de prévenir le renouvellement de ces actes, mais d'effacer la réalité visuelle du problème pour maintenir une illusion de tranquillité.
Cette omerta systématique et cette politique de l'essuie-glace traduisent un refus persistant d'affronter le problème à la racine. Plutôt que d'inscrire la sécurité et la tranquillité publique au cœur des priorités, la majorité préfère pratiquer la politique de l'autruche : ne rien voir, ne rien dire, et nettoyer promptement pour que rien ne dépasse dans la communication officielle.
LE MEPRIS DES PROPOSITIONS ET LE DOGME DE L'ESQUIVE
Pourtant, des solutions et des propositions d'actions concrètes sont régulièrement formulées pour enrayer cette spirale. Qu'il s'agisse du renforcement de la présence de terrain, de l'optimisation de la vidéoprotection ou de mesures de prévention ciblées, les suggestions des élus de l'opposition et les alertes des riverains restent balayées d'un revers de main ou étouffées dans le silence.
Réparer après coup n'a jamais constitué une politique publique de sécurité. En se contentant de colmater les brèches dans l'ombre au lieu d'agir avec fermeté sur les causes de l'incivilité, l'exécutif expose une fois de plus les commerçants et les habitants à la répétition de ces agissements.
Jusqu'à quand la municipalité pensera-t-elle qu'un coup de balai suffit à régler les problèmes de fond de Trans-en-Provence ?




j ai moi même interpellé à titre personnel le maire pour un souci lié à la sécurité. Sans chercher à mieux comprendre les faits, sa réponse a été en gros : la police municipale assure des patrouilles complétées par celles de la nationale. Pour une fois, il aurait mieux valu ne rien répondre comme à son habitude plutôt que de répondre cette banalité!