COULISSE DE L'HÔTEL DE VILLE DE TRANS-EN-PROVENCE : DU COURAGE DE FAIRE SON JOB À L'ART D'AIMER LA SOUPE

Dans la grande pièce de théâtre qu’est la vie politique locale, il est un rôle souvent ingrat, parfois redouté, mais absolument vital : celui de l’élu d’opposition. Un rôle qui, visiblement, demande un certain sens de l’effort et une colonne vertébrale bien accrochée. Car face à lui, une nouvelle espèce tend à se développer dans les couloirs des mairies : l’élu « autruche », option « girouette ».
Revenons aux fondamentaux de ce que certains semblent découvrir avec effroi : le job de l'opposition.
L'ÉLU D'OPPOSITION : SENTINELLE DE LA TRANSPARENCE OU POT DE FLEURS ?

Quand un citoyen glisse un bulletin dans l’urne pour l'opposition, ce n'est pas pour envoyer des intermittents du spectacle applaudir la majorité en hochant poliment la tête. C'est pour chasser les marchands du temple et s'assurer que l’argent public — ce fameux argent qui sort de la poche du contribuable — est dépensé avec une transparence absolue. Jusqu'au dernier centime.
Faire son travail d'élu, c’est éplucher les dossiers. C’est poser des questions. Parfois chirurgicales, souvent dérangeantes.
Est-ce de l’opposition « systématique » ? Non, c’est de la vigilance républicaine.
Est-ce que cela demande du travail ? Énormément. C’est moins glamour que de couper des rubans inauguraux, c'est certain.
Et cette exigence de vérité ne s'arrête pas aux portes des associations dites « influentes ». Car c'est là que le bât blesse. Demander des comptes, des bilans réels et la justification de subventions à des structures satellites qui brassent de l'argent public, ce n'est pas chercher l'impopularité : c'est du courage. C'est refuser le clientélisme ambiant où l’on achète la paix sociale et les voix futures à coups de chèques associatifs.
Rappel de sécurité financière : Une subvention n'est pas un cadeau de bienvenue, c’est un investissement pour la collectivité. Demander où va l'argent, ce n'est pas attaquer le bénévolat, c'est respecter le contribuable.
LA TENTATION DU CONFORT : LE SYNDROME DE LA TABLE DE BUFFET

À l’inverse, il y a la trajectoire, beaucoup plus reposante, de ceux qui découvrent en cours de mandat — quand ce n'est pas dès le soir du premier tour, sans même attendre d'éventuelles alliances ou le second tour pour aller à la soupe — que l’opposition, « c’est fatiguant ».
La méthode est connue : on se fait élire sur une liste critique, on profite de la dynamique de campagne, puis, le siège à peine tiédi, on s'aperçoit que la lumière est plus chaleureuse du côté du manche. On commence alors à trouver que l’opposition est « trop dure », « trop systématique ». Traduction simultanée : « S'il vous plaît, ne posez pas de questions trop pertinentes, ça fait tanguer le bateau et j'ai le mal de mer. »
C’est le grand art de la lâcheté confortable. On met la tête dans le sable, on joue à l'autruche et on espère gratter un sourire, voire un strapontin de la majorité. C'est une stratégie qui présente de sacrés avantages :
Zéro travail : Plus besoin de lire les annexes budgétaires de 300 pages.
Popularité garantie : On devient le « gentil » de service, celui que la majorité félicite d'un tapotis sur l'épaule pour sa « modération ».
Digestion sereine : On peut enfin participer aux buffets sans culpabilité.
LE COURAGE NE SE DIVISE PAS

Quitter le navire de la clarté sous prétexte que la vérité rend « impopulaire » auprès de quelques réseaux d'influence, ce n'est pas de la nuance politique : c'est de la désertion en rase campagne.
Le courage politique, ce n’est pas d'aller là où le vent souffle pour ménager les susceptibilités des alimentaires du système. Le courage, c'est de rester le garant des règles du jeu, même seul face au vent, et de rappeler que l'intérêt général n'est pas la somme des intérêts particuliers des copains.
Que les amateurs de soupe se rassurent, les places y sont toujours bonnes. Mais que les citoyens se rassurent aussi : il restera toujours des élus pour faire le travail de fouine, pour allumer la lumière là où d'autres préfèrent laisser les rideaux tirés.
C'est moins confortable, mais c'est tellement plus honorable.
L'ELU D'OPPOSITION : CONTROLEUR TECHNIQUE OU POT DE FLEURS ?
Quand un citoyen glisse un bulletin dans l’urne pour l'opposition, ce n'est pas pour envoyer des intermittents du spectacle applaudir la majorité en hochant poliment la tête. C'est pour s'assurer que l’argent public — ce fameux argent qui sort de la poche du contribuable — est dépensé avec une transparence absolue. Jusqu'au dernier centime.
Faire son travail d'élu, c’est éplucher les dossiers. C’est poser des questions. Parfois chirurgicales, souvent dérangeantes.
Est-ce de l’opposition « systématique » ? Non, c’est de la vigilance républicaine.
Est-ce que cela demande du travail ? Énormément. C’est moins glamour que de couper des rubans inauguraux, c'est certain.
Et cette exigence de vérité ne s'arrête pas aux portes des associations dites « influentes ». Car c'est là que le bât blesse. Demander des comptes, des bilans réels et la justification de subventions à des structures satellites qui brassent de l'argent public, ce n'est pas chercher l'impopularité : c'est du courage. C'est refuser le clientélisme ambiant où l’on achète la paix sociale et les voix futures à coups de chèques associatifs.
Rappel de sécurité financière : Une subvention n'est pas un cadeau de bienvenue, c’est un investissement pour la collectivité. Demander où va l'argent, ce n'est pas attaquer le bénévolat, c'est respecter le contribuable.
LA TENTATION DU CONFORT : LE SYNDROME DE LA TABLE DE BUFFET
À l’inverse, il y a la trajectoire, beaucoup plus reposante, de ceux qui découvrent en cours de mandat que l’opposition, « c’est fatiguant ».
La méthode est connue : on se fait élire sur une liste critique, on profite de la dynamique de campagne, puis, une fois le siège obtenu, on s'aperçoit que la lumière est plus chaleureuse du côté du manche. On commence alors à trouver que l’opposition est « trop dure », « trop systématique ». Traduction simultanée : « S'il vous plaît, ne posez pas de questions trop pertinentes, ça fait tanguer le bateau et j'ai le mal de mer. »
C’est le grand art de la lâcheté confortable. On met la tête dans le sable, on joue à l'autruche et on espère gratter un sourire, voire un strapontin de la majorité. C'est une stratégie qui présente de sacrés avantages :
Zéro travail : Plus besoin de lire les annexes budgétaires de 300 pages.
Popularité garantie : On devient le « gentil » de service, celui que la majorité félicite d'un tapotis sur l'épaule pour sa « modération ».
Digestion sereine : On peut enfin participer aux buffets sans culpabilité.
LE COURAGE NE SE DIVISE PAS
Quitter le navire de la clarté sous prétexte que la vérité rend « impopulaire » auprès de quelques réseaux d'influence, ce n'est pas de la nuance politique : c'est de la désertion en rase campagne.
Le courage politique, ce n’est pas d'aller là où le vent souffle pour ménager les susceptibilités des alimentaires du système. Le courage, c'est de rester le garant des règles du jeu, même seul face au vent, et de rappeler que l'intérêt général n'est pas la somme des intérêts particuliers des copains.
Que les amateurs de soupe se rassurent, les places y sont toujours bonnes. Mais que les citoyens se rassurent aussi : il restera toujours des élus pour faire le travail de fouine, pour allumer la lumière là où d'autres préfèrent laisser les rideaux tirés.
C'est moins confortable, mais c'est tellement plus honorable.




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