STATIONNEMENT À LA DÉRIVE, COMMERCES EN AGONIE : LA MORT LENTE DU CENTRE-VILLAGE DE TRANS-EN-PROVENCE
- transian citoyen
- il y a 1 jour
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Le problème du stationnement dans notre village n'est pas un mystère : c'est un étouffoir pour notre économie locale. Il ne s'agit pas ici de critiquer pour le simple plaisir de critiquer, mais de porter la voix d'un large consensus partagé par les habitants, les commerçants et les usagers : l'accès au centre-bourg est devenu un véritable parcours du combattant.

En période préélectorale, la municipalité a multiplié les annonces : zones bleues, arrêts minute et bornes 30 minutes. Une vitrine séduisante, mais qui relève de l'illusion. En l'absence de contrôles réels ou face à une surveillance à géométrie variable, la règle est bafouée chaque jour. Des véhicules ventouses squattent les emplacements d'arrêt minute pendant des heures, voire des journées entières, en toute impunité.
Ce constat d'échec traduit une absence totale de vision globale :
Incapacité à gérer la multiplicité des usages : Rien n'a été pensé pour faire cohabiter le client de passage, l'habitué du restaurant et le riverain qui a besoin de garer son véhicule à la journée.
Refus de traiter le manque structurel de places : Les incantations sur l'existence de parkings en périphérie ne suffisent pas. Non signalés et inadaptés pour les non-initiés, ils restent inopérants. Le symbole ultime de cette carence est l'utilisation subie du parking du magasin Décathlon comme unique solution de délestage.
Blindage face aux mobilités douces et à l'accessibilité : Le problème dépasse le cadre du tout-voiture. Venir au centre-bourg à pied ou à vélo relève aujourd'hui de l'exploit, et la situation est pire encore pour les personnes à mobilité réduite (PMR), complètement oubliées des aménagements.
L'impact direct : la mort du commerce de proximité

Ce désordre a des conséquences bien réelles sur notre quotidien. Aujourd'hui, il n'y a même plus de boulangerie au village. Quand un habitant ne peut plus s'arrêter deux minutes pour chercher son steak chez le boucher ou accéder sereinement aux commerces, c'est tout l'écosystème local qui s'effondre.
La politique de la majorité actuelle résume parfaitement la situation : fermons les portes, vivons heureux entre nous et refusons tout développement. Mais sans un plan de déplacement et de stationnement cohérent, une vraie grille de rotation des véhicules et des aménagements inclusifs pour tous les modes de transport, le centre-bourg finira par se vider complètement.

Il est urgent de sortir de cette logique de repli avant de condamner définitivement nos commerçants, qui se battent pourtant avec détermination, pour maintenir leurs activités.
Régler la crise du stationnement et des déplacements n'a rien de simple, et personne ne prétend avoir de solution miracle toute faite. C'est précisément pour cela qu'il faut sortir des postures : nous devons nous rassembler pour co-construire des réponses concrètes.
Dans cette dynamique, les commerçants et artisans ont un rôle central à jouer. S'organiser collectivement, par exemple en fédérant leurs forces, leur permettrait de porter d'une seule voix des propositions fortes et directement issues du terrain.
Aucune mesure ne sera parfaite, mais bâtir une concertation réelle entre la municipalité, les acteurs économiques et les habitants aura au moins le mérite de faire avancer le village, plutôt que de le laisser s'éteindre.




c est vrai que le problème crucial est le stationnement dans le village.et la politique actuelle d en supprimer (en face de la mairie le nouvel aménagement a supprimé des places, Idem pour les terrasses que j estime pour ma part mal pensé) ne va pas dans le sens d' une politique en faveur du commerce local. la solution miracle n' existe pas mais un vrai échange entre élus quelque soit les groupes, DPVA et les commerçants qui sont au fait des choses apporterait peut être des pistes pour redynamiser le commerce local