MARCHÉ NOCTURNE DU 10 JUILLET : LA MAIRIE DE TRANS-EN-PROVENCE INVENTE LE "DÉFICIT SUR MESURE" ET L’ART DE L’ANONYMAT SÉLECTIF !
- transian citoyen
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Quand une opposition pose des questions simples et légitimes sur la gestion des "Deniers Publics", on s'attend à des réponses claires, étayées et transparentes. À Trans-en-Provence, la municipalité préfère nous offrir un numéro de haute voltige administrative où l'opacité se dispute au ridicule.
Analyse d'une réponse officielle de la Direction generale des Services (non signée il va de soi !) qui vaut son pesant d'or (ou plutôt, de déficit).

1. Le grand mystère de l'organisatrice sans nom

Prendre soin d'éclaircir sous quelle casquette associative le stand était tenu ce soir-là (« Les Lucioles », et non la « Sauvegarde du Patrimoine ») est une chose. Mais lorsqu'il convient de répondre clairement sur la personne aux commandes de l'organisation, prise en charge par les deniers de la commune, le texte s'entoure aussitôt d'une grande pudeur de gazelle
"Le coût de « la personne en charge de l’organisation de la manifestation » [...] s'élève à 622,30 €..."
Pas de nom. Pas de statut. Pas de contrat. Rien.
Pourquoi citer nommément une exposante bénévole et plonger dans l'anonymat le plus complet le collaborateur ou la collaboratrice rémunéré(e) par le contribuable ?
Quel est son nom ?
Quel est son statut (vacataire, agent titulaire en heures supplémentaires, prestataire extérieur) ?
Comment cette personne a-t-elle été recrutée ? Y a-t-il eu un appel à candidatures ou un choix "au fait du prince" ?
Masquer l'identité et le mode de sélection d'une personne payée par l'argent public n'est pas seulement une faute de communication, c'est une volonté délibérée d'occulter la réalité du fonctionnement municipal.
2. Le naufrage financier du 10 juillet
Regardons maintenant le bilan comptable de cette grande soirée festive, tel qu'avoué par la Mairie elle-même :
Recettes générées par les commerçants : 261 € (obtenus après une mystérieuse évaporation des exposants : 24 inscrits ; 21 présents 18 payants !).
Coût RH de la seule personne chargée de l'organisation : 622,30 € (350 € nets dans la poche de l'intéressé(e), le reste en charges patronales).
Résultat net pour les finances de la commune : -361,30 € !
Et ce chiffre ne prend même pas en compte la consommation d'électricité, la communication, le temps passé par les services techniques ou la police municipale. En résumé : plus la Mairie organise de marchés nocturnes, plus le contribuable transian creuse son déficit. Une véritable masterclass de gestion budgétaire !
3. L'excuse magique : "On a toujours fait comme ça"
Pour justifier le flou artistique entourant le recrutement de l'organisateur mystère tout comme l'exonération des associations, la municipalité nous sort son argument massue, répété en boucle :
"Les modalités de recrutement correspondent à une pratique déjà mise en œuvre lors des précédentes mandatures."
C'est fascinant. L'argument de la continuité quand cela arrange ! On aurait pu espérer un peu de rigueur, de renouvellement et de conformité aux règles de recrutement de la fonction publique territoriale. Mais non : quand on n'a ni arrêté d'engagement à montrer, ni procédure claire à faire valoir, on se réfugie derrière le "fantôme des mandatures passées".
En conclusion

Mesdames et Messieurs de la majorité, la transparence ne se négocie pas.
Les Transians ont le droit de savoir QUI est payé avec leurs impôts, COMMENT ces personnes sont choisies, et POURQUOI la commune finance à perte des manifestations sans le moindre contrôle budgétaire.
À force de vouloir tout masquer sous des formules évasives, vous ne faites que confirmer ce que tout le monde pressent : sur la gestion des festivités, comme sur le reste, c'est l'improvisation et l'opacité qui règnent en maîtres.




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