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RETROSPECTIVE N°3 : UNE CAMPAGNE OÙ L'ORTHOGTAPHE DEVINT PROGRAMME POLITIQUE

Il faut croire que, lors de cette campagne municipale, nous avons frôlé un débat de très haut niveau… grammatical.


Car enfin, pourquoi s’embarrasser du fond — projets, finances, vision pour la commune — quand on peut s’attaquer à l’essentiel : une coquille ? Oui, une vraie, une authentique, une rebelle échappée d’un clavier trop pressé. J’ai écrit “transois” au lieu de “transian”. Immédiatement corrigée, certes… mais pas assez vite pour échapper à l’œil de lynx de certains. Capture d’écran à l’appui, preuve irréfutable à verser au dossier : la faute existait. Elle avait vécu. Elle avait été immortalisée. Sans doute archivée entre deux grands moments de la vie démocratique.


Et comme si cela ne suffisait pas, j’ai, lors d’une réunion publique, commis l’irréparable : j’ai prononcé “tranzian” au lieu de “transian”. Une faute à l’oral. Devant des témoins. Probablement même des oreilles entraînées. Là encore, un instant suspendu : le temps de figer l’erreur dans les mémoires, puisque, hélas, on ne pouvait pas faire de capture d’écran du son.


À partir de là, le débat pouvait enfin s’élever.


Plus besoin de répondre aux propositions. Plus besoin d’argumenter. Le diagnostic était posé : un homme capable d’une telle dérive orthographique et phonétique ne pouvait décemment prétendre à grand-chose. Aujourd’hui une syllabe malmenée, demain, qui sait, un accord du participe passé laissé en liberté ?


Il faut reconnaître une certaine élégance dans la méthode : quand on ne peut pas attaquer le fond, on zoome. Très fort. Jusqu’au pixel. Quand les idées tiennent, on scrute la frappe. Et quand tout devient vraiment compliqué… on écoute les voyelles.


On aurait presque aimé que ce même souci du détail s’applique ailleurs : à la précision des chiffres, à la cohérence des décisions, à la clarté des engagements. Mais chacun ses spécialités. Certains font de la politique, d’autres de la paléographie numérique.


Au fond, cette campagne aura permis une avancée majeure : la création implicite d’un nouveau critère d’éligibilité — la perfection typographique instantanée et la diction irréprochable en toutes circonstances. Une exigence redoutable, à laquelle même les meilleurs logiciels hésiteraient à se soumettre.


Alors oui, je plaide coupable : une coquille, un lapsus, et désormais une capture d’écran qui survivra peut-être plus longtemps que bien des promesses.


Pour le reste, je continuerai simplement à faire ce pourquoi j’ai été élu : assumer pleinement mon mandat d’élu d’opposition, avec des idées, parfois discutées, parfois contestées, mais je l’espère, un peu plus solides qu’une faute de frappe.


À : JEUDI PROCHAIN ...

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