LE SILENCE DES ÉPAVES : QUAND TRANS-EN-PROVENCE FERME LES YEUX
- transian citoyen
- il y a 2 jours
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Trans-en-Provence. Ce matin encore, le réveil a un goût de cendre. Deux voitures calcinées gisent sur le parking « sauvage » situé sur la départementale juste en face de la résidence des Coteaux,. Deux carcasses de trop. Deux cicatrices noires qui s’ajoutent à une liste déjà bien trop longue, sous le regard blasé des automobilistes de passage.
Et pourtant, autour de ce brasier nocturne, le silence est assourdissant.
L'art de détourner le regard

Rien dans la presse locale. Pas un mot, pas un communiqué, pas la moindre communication officielle du côté de la municipalité. Rien. On nettoiera sans doute les débris à la hâte, on évacuera les tôles froissées, et on fera comme si de rien n’était. Circulez, il n’y a rien à voir.
Cette politique de l’autruche devient insupportable. Comment en est-on arrivé à accepter l’inacceptable ? Comment un village de notre taille peut-il s'habituer à voir ses espaces publics transformés régulièrement en cimetières de véhicules incendiés, sans que cela ne suscite la moindre indignation publique des autorités ? Cette indifférence institutionnelle est une insulte au quotidien des riverains qui subissent cette insécurité grandissante. Ce sentiment d’impunité qui s'installe, c'est le poison qui gangrène lentement notre communauté.

Une proximité à géométrie variable
Pendant que les flammes de la nuit signent l'échec de la prévention, le spectacle du jour offre un contraste saisissant, pour ne pas dire provocant. Aujourd'hui même, deux policiers municipaux étaient visibles, dressant de rigoureux contrôles routiers. Où ça ? À peine à trois cents mètres de leur poste !
Le symbole est terrible. D’un côté, une délinquance nocturne, mobile et destructrice qui semble agir à sa guise sur les axes excentrés et les parkings délaissés. De l’autre, une force de l’ordre cantonnée au périmètre de confort du centre-bourg, là où le risque est moindre mais les statistiques de contrôle plus faciles à remplir.

On ne règle pas le problème des incivilités et des incendies criminels en restant à portée de vue de la mairie. La sécurité des Transians ne s'arrête pas aux frontières invisibles de la place de l'Hôtel de Ville. Elle s'applique partout, et surtout là où les zones d'ombre laissent le champ libre aux voyous.
Briser la résignation collective
Cette incapacité collective à endiguer le phénomène n’est pas une fatalité, c’est un choix. Le choix du silence plutôt que de la transparence. Le choix de la passivité plutôt que d’un véritable plan d'action de sécurité nocturne et de réaménagement des parkings anarchiques.
Il est grand temps de briser cette omerta et d'exiger des comptes. Les habitants ne veulent plus de discours lénifiants ou de silence radio : ils veulent des actes, de la présence là où ça fait mal, et une municipalité qui affronte la réalité au lieu de la cacher sous le tapis.




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