LE « RASSEMBLEMENT » MUNICIPAL : UN CLUB PRIVÉ OU LES CRITIQUES SONT CLASSÉES XÉNOPHOBES ET LES DÉPENSES D'HIER, UN OUBLI !
- transian citoyen
- 8 janv.
- 3 min de lecture

Ah, les élections municipales ! Ce moment où les candidats déploient des trésors d'énergie pour nous persuader qu'ils sont les champions de l'Inclusion... à condition, bien entendu, de ne pas être celui qui pose la question qui fâche.
Notre candidat, appelons-le M. Toutlemonde, n'a que le mot Rassemblement à la bouche. Son programme est un feu d'artifice de belles intentions, notamment le lancement de projets plus ou moins grandioses mais pas adaptés aux besoins des Transians et non prioritaires... faisant totalement abstraction des caisses vides de la commune !
La Double Peine du Citoyen Critique

Imaginez la scène. Un habitant, qui a eu l'outrecuidance de se pencher sur les chiffres, s'interroge : « N'est-ce pas un peu ambitieux, ce Jardin Botanique, vu que la situation financière de la commune est, soyons honnêtes, catastrophique ? »
Et là, M. Toutlemonde, qui était aux manettes durant le mandat précédent ayant justement mené à cette « situation délicate », ne s’offusque pas. Il passe directement à l'attaque :
1. L'Ostracisme Financier (L'Héritage Oublié)
Face à cette vérité brute – l'impôt du citoyen finance exclusivement les dépenses de personnel – M. Toutlemonde ne peut plus esquiver. Il se lance alors dans une pirouette rhétorique digne des plus grands illusionnistes :
« Je suis sidéré par cette vision réductrice et injuste. Évoquer les dépenses de personnel, c'est oublier que nous investissons dans l'Humain, pilier fondamental de notre Rassemblement ! Chaque poste créé est un service rendu à la population. L'argent, n'est-ce pas, il doit d'abord servir à faire tourner la machine ! (Et tant pis si cette machine tourne au ralenti, mais avec beaucoup de personnel.) »

Le sous-entendu est limpide : le budget est certes dans le rouge vif, non par faute d'impôts, mais par une gestion des ressources humaines tellement pléthorique qu'elle étouffe toute capacité d'investissement. L'ironie est double :
Le candidat, responsable de cette masse salariale, se présente comme le seul capable de la gérer, tout en promettant un nouveau projet qui exigera... encore plus de personnel !
Le citoyen est invité à se rassembler pour payer toujours plus, non pas pour voir un nouveau projet se concrétiser, mais pour garantir les salaires de ceux qu'il a déjà contribué à recruter.
Bref, M. Toutlemonde nous demande de nous rassembler autour de son bilan financier désastreux, en nous assurant que ces dépenses excessives sont, en fait, la preuve d'une vision profondément humaine de la gestion communale.
2. L'Ostracisme Xénophobe (Le Critère du Sol)
Mais le coup de grâce arrive si le critique a le malheur d'avoir déménagé récemment, ou simplement de ne pas avoir été « né dans le village ». La réponse devient un chef-d'œuvre de fermeture d'esprit déguisée en défense locale :
« Ce type de remarque alarmiste ne provient, hélas, que de gens qui n'ont pas les racines dans notre terroir. Ils n'ont pas la vision historique de notre commune et ne comprennent pas nos vraies valeurs. Nous, nous travaillons pour les nôtres ! »
Le message est clair : votre critique n'est pas invalide à cause de son contenu, mais parce que vos parents n'ont pas eu la bonne idée d'accoucher de vous à l'ombre du clocher local. Le Rassemblement s'applique donc aux habitants et à leur arbre généalogique.
L'Écologie : Le Sarcasme Vert

Enfin, passons au volet écologique, l'incontournable rituel de toute campagne moderne.
M. Toutlemonde promet de faire de la ville un modèle de vertu environnementale. Ses mesures phares sont :
Le Grand Remplacement du Goudron par du Gravier... Les parkings resteront goudronnés, pour des raisons évidentes de "praticité".
La Mise en Place de Pistes Cyclables... Longues de 150 mètres, se terminant brusquement au milieu d'un rond-point. Pour encourager la "mobilité douce et l'adrénaline".
L'Installation de Mangeoires pour Oiseaux... Financées par la coupe d'un Chêne Tricentenaire . Évidemment, l'oiseau y trouvera son compte.








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