BIBLIS EN FOLIE : À TRANS, LA BIBLIOTHÈQUE PRÉFÈRE FAIRE BANDE À PART
Quand la Dracénie met ses médiathèques en réseau, Trans-en-Provence cultive son petit jardin en autarcie.

Il y a des communes qui jouent collectif. Et puis il y a Trans-en-Provence.
Du 2 au 4 octobre, la France célèbre les bibliothèques avec la troisième édition de « Biblis en folie », l'opération nationale du ministère de la Culture. En Dracénie, le réseau de lecture publique ne fait pas les choses à moitié : animations, rencontres et lectures dans six communes de l'agglo.
Six communes. Trans-en-Provence : zéro.
Pourtant, nous avons bien une structure. Installée place de l'Hôtel de Ville, cette « bibliothèque municipale (tiers-lieu) » était brandie lors de la dernière campagne des municipales comme le grand symbole de la politique culturelle de la majorité. Un équipement déjà en place depuis un an à l'époque, censé incarner la modernité.

Aujourd'hui, force est de constater que la lanterne présentée avec fracas lors de la campagne électorale s'avère une bien médiocre vessie.
15 médiathèques en réseau… et Trans à côté
Le Réseau de Lecture Publique de Dracénie compte 15 médiathèques réparties sur le territoire. Ce réseau permet aux habitants de consulter un catalogue commun, de réserver des documents et de faire circuler 120 000 ouvrages grâce à une navette.
Les livres voyagent, les idées aussi. Mais Trans-en-Provence regarde le réseau passer depuis le quai.
Peut-être est-ce d'ailleurs cette conception toute personnelle du grand rendez-vous littéraire qui explique pourquoi la bibliothèque a préféré fermer exceptionnellement et baisser le rideau le jour même du Salon du livre… organisé à sa propre porte ?
Pourtant, l'association qui gère le lieu, « Bibliothèque Tiers lieu culturel Oustaù per touti », affiche des objectifs ambitieux : ateliers d'écriture, conférences, numérique, portage à domicile, café-thé. Un travail d'animation certain, porté par des bénévoles investis qu'il ne s'agit évidemment pas de contester : si des citoyens donnent de leur temps pour faire vivre le livre, ils méritent du respect.
Mais le problème est ailleurs. Une vraie bibliothèque publique ne se résume pas à aligner quelques rayonnages et visser une plaque sur une façade. Elle répond à des critères stricts : renouvellement régulier des collections, personnel formé, accès pluraliste et intégration aux circuits de lecture publique.
Tiers-lieu ou mirage culturel ?

À Trans, on aime les mots qui claquent. Le terme « tiers-lieu » évoque l'innovation et l'intelligence collective. Mais le mot ne fait pas le lieu, comme une enseigne ne suffit pas à créer une médiathèque intégrée.
Alors, Monsieur le Maire : pourquoi la bibliothèque de Trans-en-Provence n'est-elle toujours pas intégrée au réseau de la Dracénie ?
Est-ce un refus de se plier aux critères du réseau ?
Une décision de l'Agglomération ?
Un choix politique de rester dans son coin ?
S'il s'agit d'un problème technique ou administratif, il doit pouvoir se résoudre. Mais s'il s'agit d'un choix délibéré, il serait regrettable qu'à l'heure de « Biblis en folie », Trans-en-Provence persiste à inventer « Biblis en solitaire ».
La lecture est censée ouvrir les portes, pas enfermer une commune sur elle-même.




La soi-disant bibliothèque de Trans-en-Provence, incarne parfaitement le niveau de mediocrité de la politique culturelle de la commune. Bien sur le maire et son adjointe vont pousser des cris d'orfraie , comme vous l'illustrez parfaitement, attaques contre le bénévolat. Mais la realite et là ; on nous fait prendre des vessies pour des lanternes et on gaspille l'argent public. Sans pot et autres aperitifs il n'y aurait personne aux manifestations de la commune. C'est bien triste