L'ENFER EST PAVÉ … DE SUBVENTION.
- transian citoyen
- il y a 10 heures
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J'ai voté contre la délibération autorisant la signature d'une convention avec CITEO pour installer quarante nouvelles corbeilles de tri. Non pas parce que je suis opposé au tri sélectif.
J'ai voté contre parce que cette délibération illustre une façon de gouverner que je refuse.
Une fois de plus, on commence par annoncer une subvention... avant même de démontrer le besoin.
Le raisonnement semble être le suivant : Il y a une aide financière ? Profitons-en.

Pour moi, c'est exactement l'inverse qu'il faudrait faire. Une collectivité sérieuse commence par identifier un besoin, l'évalue, étudie plusieurs solutions, choisit la plus pertinente... puis recherche les financements.
Ici, aucune étude d'impact. Aucun bilan des dispositifs existants. Aucune évaluation. Aucune comparaison avec d'autres solutions. On nous explique simplement que Trans-en-Provence a été retenue par CITEO.
Et alors ? Depuis quand une subvention vaut-elle démonstration ?
Cette logique est exactement celle qui a conduit au déploiement massif des Points d'Apport Volontaire par notre agglomération, dont le maire est vice-président. Toujours plus d'équipements. Toujours plus de dispositifs. Mais où est le bilan ?
Combien de dépôts sauvages en moins ? Combien d'usagers satisfaits ?
Quels coûts d'entretien ? Quels résultats concrets ? Silence.
Une politique publique ne devrait jamais être dictée par les appels à projets. Elle devrait être dictée par les besoins de la population.
Sinon, poussons le raisonnement jusqu'à l'absurde. Si demain un organisme lançait un appel à projets pour financer des guillotines, la majorité municipale Trans-en-Provence déposerait-elle sa candidature au seul motif qu'elles sont subventionnées ?
Une subvention n'a jamais transformé une mauvaise idée en bonne idée.
Le bon sens, lui, ne se subventionne pas.




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