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FACE AUX PROCES-BAILLONS, MÉDIACITÉS ET L'INFORMATION INDÉPENDANTE ONT BESOIN DE NOUS

il y a 5 minutes
2 min de lecture

À l’heure où notre cher journal satirique local jongle avec les statistiques quantiques et les comptages d'Halloween au millimètre près (comme en témoigne notre célèbre veilleur de salle et son compteur affichant un implacable 956), il est des sujets qui appellent moins à rire qu'à la plus grande vigilance.

Le journal d'investigation indépendant Mediacités fait actuellement face à une tempête judiciaire d'un tout autre calibre, et Le Transian Citoyen tient à lui exprimer son soutien le plus indéfectible.


23 procès en 10 ans : le vrai coût de la liberté de la presse


À Castres, la nouvelle municipalité a visiblement décidé de troquer la plume contre la toge. Le directeur général adjoint des services de la ville, Foulques Lattaignant de Ledinghen – dont les attaches avec des cercles catholiques traditionalistes avaient été mises en lumière par une enquête de Mediacités –, a assigné le journal en justice pour exiger la dépublication de l'article.

Pour Mediacités, c’est la 23e procédure en dix ans d'existence. Vingt-trois ! Dans le droit de la presse français, même lorsque les médias gagnent leurs procès (ce qui est le cas de la quasi-totalité des procédures de Mediacités jusqu'ici), les frais de justice ne sont pas remboursés. Résultat : plus de 100 000 euros partis en fumée en une décennie de procédures, l'équivalent de 1 500 abonnements annuels.


Des « procès-bâillons » pour étouffer le contre-pouvoir


Ces manœuvres ont un nom bien connu dans le milieu juridique : les procès-bâillons (SLAPP en anglais). L'objectif n'est pas forcément de gagner sur le fond, mais d'asphyxier financièrement des rédactions indépendantes, de les épuiser en frais de justice et, par la peur du gouffre financier, de les inciter à l'autocensure.

Quand des équipes municipales s'attaquent ainsi à la transparence de l'information sous prétexte que des enquêtes dérangent le vernis des organigrammes, c'est la démocratie locale toute entière qui tousse. Qu'on enquête sur les recrutements à la mairie de Castres ou sur les mystères métrologiques d'une fête d'Halloween en Provence, le citoyen a le droit sacré d'être informé sans filtre.


Ne laissons pas bâillonner l'indépendance


À Trans-en-Provence, nous aimons l'humour, le second degré et les chiffres un peu trop ronds. Mais avec la liberté de la presse, on ne rigole pas.

Mediacités a besoin de renforts financiers pour éponger ces factures d'avocats injustes et continuer à enquêter en toute liberté. Le journal a lancé une campagne de financement participatif pour ne pas céder face aux pressions.

Si vous pensez, comme nous, qu'un journal indépendant qui dérange vaut mille communiqués de presse bien lissés, c'est le moment de leur donner un coup de pouce. Parce qu'entre un compteur de salle polyvalente réglé à 956 et le droit d'enquêter sur les coulisses du pouvoir, notre choix est fait : vive la liberté d'informer !


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