CHRONIQUE HORTICOLE : À TRANS, LE TUYAU D’ARROSAGE A UNE CONSCIENCE POLITIQUE !
- transian citoyen
- il y a 2 jours
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Depuis les dernières élections municipales, un vent de fraîcheur végétale souffle sur Trans-en-Provence. De nouveaux massifs de fleurs ont fait leur apparition, pour le plus grand plaisir des yeux… et pour la plus grande leçon de philosophie locale. Car à Trans, sachez-le, la botanique est une science hautement politique. Les plantes n’ont pas toutes le même bulletin de vote, et cela se voit à leur mine.

Le miracle de la foi vs le miracle du système D

Voyons de plus près cette géographie de la chlorophylle. Si vous passez devant l’église, les nouvelles plantations affichent une mine de carême : la terre y est tellement sèche qu’on se demande si la municipalité n’attend pas un miracle divin ou une procession pour faire tomber la pluie. Un dépérissement dans les règles de l'art, sous le regard impuissant des saints.
À quelques enjambées de là, devant la pharmacie, c’est le miracle inverse : c’est vert ! Mais n’y voyez aucun mérite des services techniques. C’est simplement qu’un riverain voisin, une figure bien connue de notre rubrique "Courrier des lecteurs" pour son œil critique, s’est transformé en brigade de secours. Pour éviter de voir mourir la verdure officielle sous ses fenêtres (et celles de la pharmacie), il sort son arrosoir tous les trois jours. Le bénévolat forcé au service du domaine public : voilà un concept managérial qui ne manque pas de fraîcheur !

Face à cette détresse hydrique, des messages ont été envoyés. Un SMS poli au premier magistrat de la commune ? Pas de réponse. On connaissait le "dites-le avec des fleurs", la mairie invente le "taisez-vous dans les jacinthes".
Le nettoyage VIP : dis-moi où tu habites, je te dirai comment je nettoie
Mais le grand art de la satire municipale se niche dans les circuits du petit camion de nettoyage. Récemment de sortie, l’engin a fait preuve d’une précision chirurgicale qui frise le génie cartographique.
Le jet haute pression a nettoyé avec une dévotion touchante :
Le hall de la mairie (charité bien ordonnée commence par son propre paillasson).
L’entrée du cabinet de kinésithérapie (il faut soigner les corps).
Le parvis de l'Agence de l’Eau au 2, avenue de la Gare (un hommage appuyé au dieu de l'hydratation, sans doute).
Et devant la pharmacie et ses voisins directs ? Volte-face ! Le camion a dû connaître une panne subite de carburant ou une amnésie géographique. Pas un coup de balai, pas une goutte d’eau. Dommage, car un bon coup de jet n'aurait pas seulement nettoyé les pavés : il aurait aussi grandement soulagé les narines des passants en balayant les effluves persistants des incivilités canines quotidiennes. À moins que l'odeur de pisse de chien ne soit classée "patrimoine olfactif de la commune" ?
La rancune, ça s'entretient (contrairement aux trottoirs)
Alors, que faut-il en déduire ? Que le réseau d’eau communal s’arrête là où commencent les opinions divergentes ? Que la propreté d’un trottoir dépend du coefficient de sympathie post-électorale de son riverain ?
Si la rancune municipale se mesure désormais au litre d’eau déversé ou au mètre carré récuré, notre village risque de prendre un sérieux coup de chaud cet été. Rappelons tout de même un petit détail technique à nos édiles : à Trans, les impôts locaux n'ont pas de couleur politique et sont payés par tous. Ils méritent donc le même traitement, le même respect, et surtout… le même coup de jet.
En attendant le retour de l'équité républicaine, préparez vos seaux et vos arrosoirs : à Trans, le civisme est devenu une activité à plein temps !




Le plus grave c est que le DGST et la DGS transmettent des ordres mimiques aux agents municipaux
félicitations pour vos rubriques