CANAUX DE TRANS-EN-PROVENCE : MODERNISER SANS RENIER NOTRE HISTOIRE
- transian citoyen
- il y a 15 heures
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Les canaux de Trans-en-Provence ne sont pas un simple réseau d’irrigation. Ils sont l’ossature historique de notre village.
Dès 1366, un moulin à farine est attesté à l’emplacement de l’actuel Hôtel de Ville. Au fil des siècles, la Nartuby et la source de la Foux ont permis le développement d’un véritable système hydraulique structurant : le canal des Vignarets en rive gauche, le canal du Plan en rive droite.

Ces canaux ont irrigué près de 80 hectares de terres, alimenté une vingtaine de moulins, puis des filatures, scieries, huileries, savonneries et même des centrales hydroélectriques. Trans-en-Provence fut l’un des premiers villages de la région à être électrifié grâce à cette énergie hydraulique. Notre prospérité industrielle s’est construite autour de l’eau.
Ce patrimoine fait partie de notre identité. Mais notre commune a changé.
L’Association Syndicale Forcée qui gère les canaux fonctionne encore sous un cadre juridique datant de 1863. À l’époque, la majorité des terrains du périmètre bénéficiait directement de l’irrigation. Aujourd’hui, la situation est très différente.
Trans-en-Provence s’est développé. Des quartiers se sont urbanisés. De nombreux propriétaires se trouvent toujours dans le périmètre historique, mais ne bénéficient ni de l’eau, ni d’un accès possible au réseau. Pourtant, ils paient.
Sur environ 968 contributeurs, seuls près de 200 utilisent réellement l’eau. Le sujet n’est pas le montant de la cotisation. Le sujet est l’équité. On ne peut pas continuer à appliquer mécaniquement un système du XIXe siècle à une commune du XXIe siècle. Le laisser-faire n’est pas une solution.
Je prends un engagement clair : nous réviserons ce dispositif pour le rendre plus juste, plus transparent et adapté à la réalité actuelle de Trans-en-Provence.
Cela implique :
L’actualisation des statuts anciens.
Une étude précise du périmètre contributif.
Une réflexion sur une meilleure adéquation entre contribution et usage réel, sans pénaliser les utilisateurs actuels. La commune fera face à ses obligations.
Un travail juridique sérieux pour sécuriser l’avenir du réseau.
Moderniser ne signifie pas abandonner.

Au contraire, nous voulons aussi valoriser ce patrimoine exceptionnel. Dans notre programme, nous proposons la création d’un circuit de découverte des canaux, des fontaines historiques et des anciens sites industriels, afin de transmettre cette mémoire et de renforcer l’attractivité de notre commune.
Préserver notre histoire. Corriger les injustices. Refuser l’immobilisme.
Trans-en-Provence a toujours su évoluer. Il est temps d’adapter sa gouvernance à la commune d’aujourd’hui, avec courage et responsabilité.




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