« SE PRÉPARER POUR NE PAS PÉRIR » : POURQUOI LE GÉNÉRAL THIERRY BURKHARD RÉVEILLE LA VOIX PROFONDE DE LA RÉPUBLIQUE
- transian citoyen
- 21 nov. 2025
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Loin du bellicisme, ses propos prolongent une tradition républicaine fondée sur la lucidité, la mémoire et la responsabilité collective.
QUAND L’ACTUALITÉ CONVOQUE L’HISTOIRE : LA FRANCE N’A JAMAIS PRATIQUÉ L’AVEUGLEMENT

Les mots du général Thierry Burkhard, Chef d’état-major des armées, ont surpris certains par leur gravité. Mais replacés dans la longue continuité républicaine, ils apparaissent pour ce qu’ils sont : un rappel, non une rupture.
La République, depuis 1792, n’a jamais protégé sa liberté par l’illusion.
Rouget de Lisle, dans La Marseillaise, ne suppliait pas de détourner le regard :
« Aux armes, citoyens ! Formez vos bataillons ! »
Ce n’était pas un cri de guerre, mais un cri de lucidité.
Deux ans plus tard, Le Chant du Départ insistait :
« La République nous appelle, sachons vaincre ou sachons périr. »
L’idée centrale est inchangée : la liberté se protège par la clairvoyance, pas par l’aveuglement.
UNE LIGNÉE FRANÇAISE : DE GALLIENI À DE GAULLE, LA VIGILANCE COMME VERTU

Les propos du général Burkhard s’inscrivent dans une filiation claire.
Galliéni, en 1914 :
« L’heure n’est plus aux hésitations, mais aux résolutions. »
Joffre, lucide au cœur de la tourmente :
« Je ne sais pas qui nous sommes, mais je sais ce que nous devons faire. »
Lyautey :
« Gouverner, c’est prévoir. »
De Gaulle, stratège avant tout :
« La France ne se maintient que par l’effort et par le courage. »
Mitterrand, sur la fragilité du monde :
« La faiblesse, c’est la guerre. La lucidité, c’est la paix. »
Le message est limpide : prévenir n’est pas provoquer ; se préparer n’est pas menacer.
C’est précisément ce que dit le général Burkhard : dans un monde instable, l’impréparation serait la vraie imprudence.
DEVANT LES MONUMENTS AUX MORTS : LA GRANDE LEÇON SILENCIEUSE

Partout en France, du plus petit village à la plus grande ville, se dressent les monuments où l’on lit la même formule :
« À nos enfants morts pour la France. »
Ces mots n’appellent pas au sacrifice : ils appellent à la mémoire. Ils nous disent :
Ce que coûte l’aveuglement,
Ce que coûtent les illusions,
Ce que coûte la guerre quand on ne s’y prépare pas
Ils rappellent ce que l’oubli a coûté à nos aïeux. Ils rappellent que la paix se paye le plus cher lorsque l’on refuse de voir venir le danger.
Ils rappellent, enfin, que nous sommes tous les enfants de la République, héritiers d’un devoir simple : protéger ce qui nous a été transmis.
Les paroles du général s’inscrivent dans cette lignée mémorielle : prendre la mesure du monde tel qu’il est, pour éviter qu’il ne devienne à nouveau ce qu’il fut.
LA DISSUASION : LA PAIX OBTENUE PAR LA FORCE DE LA PRÉPARATION

Depuis De Gaulle, la France a fait de la dissuasion la clef de voûte de sa sécurité. Un principe simple : on n’attaque pas une nation prête. Ce n’est pas une posture martiale ; c’est une stratégie pacifique fondée sur trois piliers :
La crédibilité : montrer que la France est prête.
La résilience : prouver que la Nation peut encaisser sans plier.
La clarté stratégique : ne pas jouer à l’autruche.
C’est ici que les propos du général prennent tout leur sens. Il ne dit pas que le pire arriveraIl dit que le pire n’arrive jamais aux nations qui s’y préparent.
Ce n’est pas du fatalisme. C’est du pacifisme intelligent.
LE VRAI PACIFISME : CELUI QUI VOIT, PAS CELUI QUI RÊVE
Le

général Burkhard ne dit pas que la guerre est inévitable. Il dit qu’elle devient possible quand les démocraties cessent de regarder le monde tel qu’il est.
Le vrai pacifisme n’est pas la naïveté. Le vrai pacifisme, c’est le courage d’assumer la réalité. Oublier cette vérité expose les peuples aux désastres que leurs aînés ont déjà payés. Refuser de voir les menaces n’a jamais protégé personne. Comme l’écrivait Raymond Aron :
« La paix sans la force n’est qu’un mot. »
Le vrai pacifisme, celui qui protège les vivants, celui qui honore réellement les morts, consiste à affronter la réalité, non à la nier.
C’est la position qu’avaient Jaurès, Clemenceau, de Gaulle, Mitterrand — tous pacifiques, aucun aveugle.
CONCLUSION : LA RÉPUBLIQUE NOUS APPELLE ENCORE










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