QUAND UN ÉDITORIAL MET DES MOTS SUR UN MALAISE DÉMOCRATIQUE…
- transian citoyen
- il y a 3 heures
- 2 min de lecture

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt l'édito de Lionel Paoli, « Politiquement incorrect », publié dans Var-Matin.
J'y ai retrouvé une liberté de ton devenue rare. Lionel Paoli ne cherche pas à plaire ; il cherche à faire réfléchir, quitte à bousculer les certitudes.
Il fustige une classe politique où la communication prend trop souvent le pas sur les convictions, où l'indignation est sélective et où les postures remplacent le courage.
Plusieurs formules m'ont marqué.
Lorsqu'il écrit que « la politique française est un cirque où il n'y a que des clowns », il dénonce les excès d'une vie publique qui privilégie trop souvent le spectacle au débat.
J'ai également été sensible à son analyse des cérémonies commémoratives de l'attentat de Nice. Pour lui, ces moments de recueillement ne devraient jamais devenir le décor d'une pré-campagne présidentielle. Les victimes méritent le silence, la dignité et le respect, pas une mise en scène politique.
Sa conclusion est à l'image de tout l'éditorial :
« Tant que les vendeurs de haine, de mauvaise foi et de démagogie écouleront leur camelote, tant que le mensonge et la duplicité seront plébiscités, tant que les condamnés prétendront écrire la loi en jetant l'anathème sur les juges, notre pays marchera sur la tête. »

On peut être d'accord ou non avec chacune de ses positions. Mais une chose est certaine : cet éditorial ne laisse pas indifférent. Il rappelle que le journalisme d'opinion a aussi pour vocation de provoquer le débat.
À Trans-en-Provence, cette réflexion trouve un écho particulier. À chaque cérémonie patriotique, le maire appelle au rassemblement, à l'unité et au respect des valeurs républicaines. Comment ne pas souscrire à ces principes ? Encore faut-il les appliquer toute l'année. Car la démocratie ne se résume pas à quelques discours devant un monument aux morts. Elle suppose aussi le respect des droits de l'opposition, tels qu'ils sont garantis par la loi. À défaut, le rassemblement risque de n'être qu'un mot de circonstance, et la République un décor de cérémonie.
J'aurai plaisir à échanger sur ce sujet avec celles et ceux qui viendront me rencontrer lors de ma séance de dédicace du 18 juillet 2026 à Lo Païs Librairie de Draguignan. Les romans nourrissent l'imaginaire ; les éditoriaux, eux, alimentent la réflexion. Les deux ont leur place dans une librairie.




Je partage pleinement cette analyse en tant que représentante du groupe minoritaire.
Au sein de notre conseil municipal, la majorité des adjoints ainsi que plusieurs conseillers municipaux semblent heureusement avoir intégré ces principes élémentaires de respect républicain. Le simple fait de nous saluer, que ce geste soit sincère ou non, témoigne au moins d'une reconnaissance institutionnelle.
Les groupes minoritaires, souvent qualifiés d'opposition, occupent pourtant une place essentielle dans le débat démocratique. Malheureusement, à Trans-en-Provence, ces principes semblent étrangers au premier magistrat de la commune. Cette attitude se manifeste par l'absence récurrente de réponses à nos sollicitations, par les conditions tyraniques imposées pour la mise à disposition d'un local, ou encore par le manque de considération dont nous faisons l'objet lors…