MUNICIPALES À TRANS : ENTRE "DOUBLE JEU" ET QUÊTE DE L'INTROUVABLE TÊTE DE LISTE
- transian citoyen
- il y a 5 jours
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À Trans-en-Provence, la politique ressemble parfois à une partie d’échecs dont les pions avancent masqués. Alors que les scores du Rassemblement National battent des records dans la commune, l’organisation d’une liste pour les municipales de 2026 s’apparente à un véritable casse-tête. Entre stratégie d’influence et crise des vocations, le village assiste à un étrange ballet.

Le constat est mathématique : avec 60 % des voix dès le premier tour des législatives de 2024 pour Philippe Schreck et un score de 63 % pour Marine Le Pen en 2022, Trans-en-Provence comme de nombreuses communes du Var succombent à la sirène frontiste . Pourtant, la transformation de cet essai électoral en une liste municipale solide patine.Ici comme alleurs.
Le "Double Jeu" de Philippe Schreck

Dans les rues de Trans, l’absence physique du député- chrysanthème Philippe Schreck est remarquée. Si ce dernier semble encourager en coulisses la constitution d’une liste pour "prendre le village", il entretient officiellement des rapports courtois avec le maire actuel, Alain Caymaris.
Ce "grand écart" diplomatique interroge : s'agit-il d'un respect républicain de façade ou d'une volonté de ne pas froisser l’électorat traditionnel avant de tenter le coup d’État électoral ?
Pour certains observateurs, le député joue la montre, attendant qu’un "calife" se déclare pour remplacer l’actuel, tout en restant lui-même en retrait des affaires strictement transianes.
Un double jeux qui risque de , comme dit le proverbe "ch'ti' " El bac i s'ortorne toudi su l' pourcheau !" ( le bac se retourne toujours sur le cochon), le mettre en sérieuses difficultés en cas de législatives anticipées, simultanées aux élections municipales...
La peur de l'affiche : un mal partagé

Le véritable point de blocage reste le recrutement. Malgré les scores nationaux, personne ne semble vouloir être le visage de cette liste. La crainte de "représailles" sociales ou de tensions de voisinage dans un village où la proximité est reine paralyse les bonnes volontés.
Toutefois, ce mal n'est pas l'apanage du RN. À Trans comme ailleurs, l'engagement municipal subit une crise profonde.
La charge mentale, les responsabilités juridiques et la fin du panachage (désormais interdit même dans les petites communes) rendent la fonction de maire de moins en moins attractive. Pour les autres prétendants, la difficulté est identique : composer une liste complète et paritaire est devenu un parcours du combattant.
Le silence des urnes contre le bruit du Centre Commercial









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