LA CULTURE DU MÉDIOCRE
- transian citoyen
- il y a 12 heures
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Il existe à Trans-en-Provence une étrange loi de la physique municipale. Plus un événement est photogénique, plus la densité d'élus au mètre carré augmente. Inauguration, dépôt de gerbe , remise de médaille, plantation d'un olivier, mariage.

L'objectif de l'appareil photo n'a même pas le temps de faire la mise au point que les écharpes tricolores sont déjà dans le champ.
En revanche...Réunissez une cinquantaine d'auteurs, des peintres, des musiciens, une conférence, une exposition, des bénévoles, des partenaires privés et deux jours de travail entièrement financés sans subvention municipale...Le phénomène disparaît.
Les représentants des listes d'opposition, eux, étaient présents. La majorité municipale, en revanche, semblait avoir trouvé ce week-end-là une activité plus impérieuse. Comme si les livres souffraient d'une propriété inquiétante. Ils obligent parfois à réfléchir.
Et pour donner à cette journée une touche de surréalisme supplémentaire...La bibliothèque municipale était fermée. Le jour même du Salon du Livre.(1)
Jorge Luis Borges disait :
« J'ai toujours imaginé que le paradis serait une sorte de bibliothèque. »
À Trans, ce samedi-là, le paradis était fermé. Mais l'enfer toujours pavé de bonnes intentions...
(1) Pas tout à fait, car installés sur la terrasse du Bar Jo des observateurs espionnaient la manifestations. L'adjointe à la culture elle-même et trois "bénévoles", le regard agressif , pas de bonjour nous indiquerons certains participants les ayant croisées . Du médiocre !
