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BOULEVARD COMMERCIAL DE LA NARTUBY : LA COPRODUCTION SELON LA MAIRIE

il y a 15 heures
3 min de lecture

En mai 2024, la presse annonçait un projet ambitieux pour la zone commerciale de Trans-en-Provence : sa transformation en un « Boulevard commercial de la Nartuby ». Porté par la commune et Dracénie Provence Verdon Agglomération, ce projet concerne un périmètre de 41 hectares. Il vise notamment à réorganiser la zone commerciale, à diversifier ses fonctions et à renforcer les liens entre celle-ci et le centre du village.


Le futur boulevard figure toujours dans le rapport d’activité 2025 de l’agglomération. Cette mention confirme que le projet demeure inscrit dans les documents institutionnels, mais ne permet pas, à elle seule, de connaître précisément son état d’avancement ni son calendrier.


Une proposition qui mérite d'être examinée


Ce projet fait écho à une proposition défendue par Jean-Pierre Chruszez : créer un linéaire urbain mixte reliant la zone commerciale de Carrefour au centre du village, en associant logements, commerces et services. L’objectif est de dépasser la séparation entre deux espaces qui fonctionnent trop souvent comme des entités distinctes, pour réfléchir à une continuité urbaine et à une complémentarité des usages. Et séparé de plus par la route départementale !


Il ne s’agit ni de confondre cette proposition avec le projet porté par la Dracénie, ni d’en revendiquer la paternité. Mais la convergence des réflexions mérite d’être relevée. Comment mieux relier la zone commerciale au village ? Comment faire de cet ensemble un espace cohérent, vivant et adapté aux besoins de demain ? Autant de questions qui justifient un véritable débat sur l’avenir urbain de Trans-en-Provence. Elle constitue une contribution à une réflexion qui concerne tous les Transians.


Encore faut-il que ce débat puisse avoir lieu.


« On vous en parlera quand ce sera ficelé »


Interrogé, lors du dernier conseil municipal par la conseillère municipale d'opposition Geneviève Mallinger, sur ce projet, le maire s’est contenté de répondre, en substance : « On vous en parlera quand ce sera ficelé. »


Voilà une conception pour le moins particulière de la coproduction des projets municipaux.


La coproduction consiste-t-elle à attendre que les études soient achevées, que les orientations soient arrêtées et que le dossier soit ficelé pour informer les élus ? À ce stade, il ne s’agit plus vraiment de participer à la construction du projet, mais d’en prendre connaissance une fois l’essentiel déjà élaboré.


Bien entendu, un aménagement de cette ampleur exige des études, des arbitrages techniques, des financements et du temps. Personne ne demande au maire de présenter comme définitif un projet qui ne l’est pas. Mais informer les élus sur les objectifs poursuivis, exposer les pistes envisagées et recueillir leurs propositions en amont ne signifie pas confondre réflexion et décision.


C’est précisément lorsque plusieurs options restent possibles que la contribution des élus peut être utile : pour confronter les idées, faire remonter les besoins, enrichir la réflexion et, éventuellement, améliorer le projet avant que les choix ne deviennent irréversibles.


Coproduire un projet, ce n’est pas le ficeler d’abord pour le présenter ensuite. C’est accepter que la discussion commence suffisamment tôt pour que les contributions puissent encore avoir un effet.


Pour un projet portant sur 41 hectares et susceptible de transformer durablement les relations entre la zone commerciale et le centre du village, la question est légitime : les élus sont-ils invités à participer à la réflexion ou simplement conviés à découvrir le résultat ?



Reste à savoir si, à Trans-en-Provence, la coproduction est une méthode de travail ou un mot que l’on emploie une fois que tout est ficelé.

L'opportunité d'un nouveau souffle : l'enquête citoyenne de DPVa



C’est précisément dans cet esprit d’ouverture et de concertation que s’inscrit l’initiative actuellement menée par la communauté d’agglomération (DPVa). Jusqu’au 18 octobre, une enquête publique est ouverte pour recueillir l’avis des usagers sur le centre-ville et le boulevard commercial de la Nartuby.

Cette consultation offre enfin aux Transianes et aux Transians l'occasion d’exprimer leurs besoins, leurs habitudes et leur vision pour faciliter et sécuriser les déplacements à pied entre nos lieux de vie et nos commerces.

Plutôt que d'attendre qu'un projet ne soit « ficelé » en coulisses, saisissons cette opportunité d'agir directement ! Prenez quelques minutes pour donner votre avis et participer activement à la construction de l'avenir de notre village :


Car c'est ensemble, en croisant les idées et en écoutant le terrain, que nous bâtirons un Trans-en-Provence plus fluide, plus sûr et plus accueillant pour tous.




3 commentaires

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Invité
il y a 11 heures
Noté 5 étoiles sur 5.

Je trouve un peu confidentielle cette enquête. Merci de nous avoir informe de ce projet que vous aviez évoqué pendant la campagne des municipales. Esperons qu'il se concrètisera. Le lancement de l'etude est un premier signe positif

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Mallinger Geneviève
il y a 13 heures
Noté 5 étoiles sur 5.

pour garder sa couronne, le maire applique la règle d or des enfants : c'est à MOI, je ne partage PAS

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Invité
il y a 5 heures
En réponse à

on se demande qui est l enfant ….

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