TRANS-EN-PROVENCE : UN BUDGET 2026 EN TROMPE-L'ŒIL, UNE COMMUNE SOUS PERFUSION
- transian citoyen
- 4 mai
- 2 min de lecture

Le dernier conseil municipal de Trans-en-Provence a été le théâtre d’un débat de fond sur l’avenir de notre commune. Au-delà des chiffres alignés dans des tableaux complexes, il s'agissait de comprendre la réalité physique de nos finances. Voici ce qu'il faut retenir de mon intervention, avec un objectif clair : la transparence pour chaque citoyen.
1. La métaphore du patient : Pourquoi un « beau » budget peut cacher une maladie grave

Monsieur le Maire nous présente un budget équilibré, propre et sans rature. Mais attention à la confusion : ce n'est pas parce que la feuille de résultats d'une prise de sang est bien imprimée que le patient est en bonne santé. Un budget communal n'est pas qu'un document technique,
c'est le reflet de la santé économique de notre village. Aujourd'hui, l'examen clinique révèle des carences inquiétantes derrière le maquillage comptable.
2. Les trois signaux d'alerte rouge
Pour comprendre la situation, il faut regarder trois indicateurs que la municipalité préfère laisser dans l'ombre :

En ce qui concerne la pression fiscale nous avons calculer à partir des chiffres fournis par la Direction Générale des Finances Publics le Coefficient de Mobilisation Fiscale. ce chiffre évolue chaque année en fonction de l'évolution des bases d'imposition et des taux votes par la commune. C'est donc une estimation.
3. Un budget "insincère" et le risque de tutelle
La loi est précise : une commune doit dégager assez de richesse propre pour rembourser le capital de sa dette. C’est la "Règle d’Or". En utilisant les excédents passés pour boucher un trou de 412 626 €, la mairie respecte l'affichage mais viole l'équilibre réel. Sans changement de cap, la saisine de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) devient une possibilité. Ce n'est pas une menace politique, c'est une réalité comptable.
4. Ma proposition : La main tendue pour le redressement de Trans-en-Provence


Parce que critiquer ne suffit pas, j'ai choisi la voie de la responsabilité. J'ai proposé au Maire un pacte de sauvetage :
● Voter le budget pour respecter les échéances légales et éviter une mise sous tutelle immédiate par le Préfet.
● MAIS, à une condition ferme : l'engagement immédiat d'un groupe de travail pour préparer une "Décision Modificative" (DM) structurelle.
Il ne s'agit plus de faire des petits ajustements, mais d'engager les réformes de fond que nous réclamons depuis longtemps pour libérer notre budget de sa rigidité (actuellement à 68%).
Conclusion
Soit nous reprenons la main ensemble aujourd’hui sur notre destin financier, soit nous condamnons Trans à subir la loi de la CRC demain. Mon vote dépendra de la volonté du Maire d'accepter enfin cette main tendue vers la transparence et la réforme.
Jean-Pierre Chruszez -
Conseiller Municipal




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