TRANS-EN-PROVENCE : QUAND LE MINIBUS DU CCAS DEVIENT VEHICULE ÉLECTORAL, OU L’ART DE SE TIRER UNE BALLE DANS LE PIED
- transian citoyen
- 11 mai
- 2 min de lecture

Un grand merci à nos élus locaux ! Sans eux, les réseaux sociaux seraient bien tristes. Il faut dire que le premier adjoint de Trans-en-Provence est un véritable professionnel du dérapage, un champion de la gaffe qui ferait presque pâlir de jalousie un certain Gaston Lagaffe.
Cette semaine, ce talentueux orateur nous a offert un post d'anthologie sur Facebook. Imaginez : un minibus du CCAS, des mamies souriantes, et un premier adjoint rayonnant. Jusque-là, tout va bien. Mais c'était sans compter sur la plume acérée de notre héros municipal.
« Tous les dimanches matin, à tour de rôle, les élus de la majorité vont chercher nos anciens à leur domicile… »
Ah, la magie des mots ! En une petite phrase, notre premier adjoint vient de transformer une louable action sociale en une démonstration éclatante de communication partisane. On imagine déjà la scène : les mamies se demandant si elles doivent voter pour la majorité pour avoir droit à un transport le dimanche.

Le plus délicieux dans cette histoire, c'est la naïveté désarmante de la publication. On sent presque l'élu tout fier de sa trouvaille, persuadé qu'il vient de marquer des points précieux pour la prochaine élection.
Et les élus d’opposition ? N’auraient-ils pas leur permis de conduire ? Sont-ils frappés d’une incapacité particulière à tenir un volant républicain le dimanche matin ? Qui a organisé ce type de sélection politicienne?
On touche ici au sublime. Confondre ainsi une mission sociale financée par le contribuable avec un service de chauffeur privé pour campagne électorale permanente demande une certaine forme de génie. Ou une absence totale de complexe.
Le plus incroyable reste la naïveté de la publication. On sent presque l'élu ravi de son effet :
les mamies souriantes,
le selfie convivial,
la proximité mise en scène,
et surtout cette petite phrase glissée l'air de rien : "les élus de la majorité".

C'est la phrase de trop. Celle qui transforme un simple service communal en démonstration politique involontaire. Car juridiquement, le sujet n’est pas anodin. Une collectivité ne peut pas utiliser des moyens publics pour favoriser l’image d’un groupe politique. Or ici, tout repose précisément sur cette logique : regardez comme la majorité prend soin de vous.
Le problème n'est donc pas le transport. Le problème, c'est la privatisation politique du transport. À vrai dire, le plus gênant dans cette histoire n’est même pas l’intention. C’est la maladresse presque enfantine du procédé. Cette façon très ancienne de faire de la politique locale : poser avec des anciens, transformer chaque action publique en carte postale électorale, et croire qu’un selfie dans le minibus du CCAS produira automatiquement de la popularité.
Sauf qu’en 2026, les habitants voient immédiatement ce qu’il y a derrière l’image. Et plus la communication se veut « simple et sympathique », plus le mécanisme devient visible : une mission sociale financée par tous utilisée pour valoriser un seul camp politique.
Au fond, cette publication ressemble surtout à un élu tellement heureux de son moment Facebook qu’il finit par écrire lui-même ce qu’un communicant un peu expérimenté lui aurait immédiatement déconseillé de publier.
Merci encore pour ce moment de franche rigolade ! On attend avec impatience la prochaine communication.




Je vais saisir notre syndicat des professionnels du bénévolat section Trans-en-Provence. Cette attaque est inadmissible
à quand le trajet proposé pour les manifestations organisées par le petit transian...nous sommes plus à ça près....