SECOND TOUR DES ÉLECTIONS MUNICIPALES À TRANS-EN-PROVENCE : LE GRAND MIXAGE DES COULEURS
- transian citoyen
- 23 avr.
- 2 min de lecture

À Trans-en-Provence, la politique locale vient de nous offrir une figure de style digne des plus grands chorégraphes : le « désistement-pirouette ».
Rappelons les faits pour ceux qui auraient cligné des yeux : au premier acte, Jean Fouriscot campait fièrement le rôle de l'opposant résolu au maire sortant, Alain Caymaris. On s'attendait à un duel, on a eu un duo. Car sitôt le rideau du premier tour tombé, la liste Fouriscot s'est évaporée... mais pas ses voix.

Des consignes de vote « à la carte »
Si Jean Fouriscot a choisi le silence pudique du « je ne dis rien », ses colistiers, eux, n'ont pas eu la langue dans leur poche. Dans un élan de solidarité familiale et amicale qui ferait rougir une réunion de cousins un dimanche de Pâques, ils ont appelé à voter pour... Alain Caymaris.
L'objectif affiché ? Faire barrage à la liste « Trans-en-Confiance » menée par Jean-Pierre Chruszez (JPC). Apparemment, dans le Var, l'adage « les ennemis de mes ennemis sont mes amis » se vérifie même quand on a passé six mois à dire le contraire sur les marchés.
La chute des masques ou simple bal masqué ?
Mathématiquement, le compte est rond : prenez les voix du maire au premier tour, ajoutez-y la « dot » de Jean Fouriscot, et vous obtenez le score final d'Alain Caymaris. Une addition si parfaite qu’on se demande si les calculatrices n'avaient pas anticipé l'alliance avant même le premier bulletin.
Les mauvaises langues diront que les masques sont tombés. Les plus optimistes diront qu'il s'agissait simplement d'un grand bal masqué municipal où, à minuit, tout le monde se retrouve finalement dans le même camp pour éviter que JPC ne tire la couverture à lui.
En résumé : À Trans, on sait transformer une opposition frontale en une belle photo de famille en un clin d’œil. Une leçon de souplesse politique qui prouve que l'amour (du village) est parfois plus fort que les querelles de clocher... surtout quand il s'agit de barrer la route au voisin !
À JEUDI PROCHAIN....




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