SALON DU LIVRE DE TRANS-EN-PROVENCE : LES LIVRES OUVRENT L'ESPRIT... CERTAINS PRÉFÈRENT FERMER LES PORTES.
- transian citoyen
- 10 juil.
- 2 min de lecture

Il y a des manifestations où les organisateurs redoutent la pluie ou la canicule
Au troisième Salon du Livre de Trans-en-Provence, ils ont surtout dû composer avec une succession d'interventions pour le moins... inattendue.
Premier acte – 9 h 30

Les bénévoles montent les barnums destinés à accueillir auteurs et visiteurs.
Arrivent un ASVP, en uniforme identique à celui de la Police municipale, accompagné d'une policière municipale. L'installation est remise en question.
Les bénévoles expliquent qu'il s'agit du Salon du Livre, autorisé par la commune. Le malentendu est levé.
Le duo repart.
Deuxième acte – 10 h 30
Une voiture décharge les derniers cartons de livres et le matériel nécessaire à la manifestation. Cette fois, c'est la policière municipale qui intervient. Le véhicule doit quitter immédiatement la place. Motif :
« Les voitures sont interdites sur la place. »
Le problème est que le déchargement n'est pas terminé. Les organisateurs interrompent leur installation, déplacent le véhicule et poursuivent ensuite le transport du matériel... à la main.

Troisième acte – 16 h 30
La conférence bat son plein dans la salle de l'Hôtel de Ville. Le public écoute attentivement l'intervenant. Nouvelle apparition de l'ASVP.
Il souhaite interrompre la conférence.
Son explication est simple :
Il termine son service à 17 heures et doit fermer l'Hôtel de Ville.

Heureusement, le président de l'association intervient immédiatement.
Il possède les clés des locaux. Il se chargera lui-même de la fermeture à l'issue de la conférence.
Le public peut enfin reprendre le fil de l'exposé. Au final, le Salon du Livre aura proposé des auteurs, des conférences, un orchestre, une exposition…
…et une démonstration grandeur nature de ce que l'on pourrait appeler l'administration en trois actes.
Franz Kafka aurait probablement demandé une carte de membre.




comme vous semble t’il …
Et cerise sur le gâteau, la commune des Trans-en-Provence est la seule commune qui ferme sa bibliothèque le jour de salon du livre !!!
et tout cela sous les yeux de l adjointe à la culture assise au bar d en face à observer...