AVIS À LA POPULATION : PRIERE DE NE PAS DÉRANGER (MÊME SI ÇA SENT LE BRULÉ !)
- transian citoyen
- 31 juil.
- 2 min de lecture

Dans la série « La pédagogie municipale en douceur », le dernier communiqué de la mairie a fait lever plus d'un sourcil dans le village .Et particulièrement chez nos aînés, qui ont encore le défaut d'aimer qu'on leur parle avec un minimum de politesse.
Revenons sur cette pépite de communication institutionnelle suite à la reprise du feu du Gros Bessillon à Correns :
« Merci de ne pas encombrer les lignes d'urgence pour de simples odeurs de fumées ou des retombées de cendres. »
« De simples odeurs » ? « Encombrer » ?
Rien que ça ! On imagine déjà Mamie Jeanne, 82 ans, qui voit des cendres tomber sur ses géraniums et sent une odeur d'âtre dans son salon, s'entendre dire virtuellement : « Bon, vous allez arrêter de nous embêter avec vos p'tites odeurs ? On a du travail ! »
Il est vrai qu'au lieu de rassurer la population, la formule a de quoi refroidir les ardeurs citoyennes. Car enfin, il y a la forme... et le fond !
1. L'art et la manière : La bienveillance diplomatique vs le coup de bambou
Plutôt que d'accuser à demi-mot les riverains d'« encombrer » les standards — alors qu'ils s'inquiètent légitimement de voir le ciel se couvrir de cendres —, n'y avait-il pas une autre façon de s'exprimer ?
Un petit effort d'empathie aurait donné quelque chose comme :
« Pas d'inquiétude : les odeurs de brûlé et les cendres qui traversent notre ciel proviennent du feu de Correns, où les pompiers sont pleinement mobilisés. Il n'y a pas de danger immédiat sur notre commune. Afin de laisser les lignes téléphoniques libres pour les secours sur le terrain, merci de ne contacter le 18 qu'en cas de départ de feu avéré près de chez vous. »
Comme quoi, dire la même chose avec bienveillance, respect et sens du service public, ce n'était pas bien compliqué !
2. Mais au fait... C'est quoi l'urgence ?
Au-delà du ton catégorique, une question taraude nos lecteurs : quelle est l'urgence pour notre commune ?
Le feu est à Correns (à plus de 30 kilomètres à vol d'oiseau !). Le vent souffle d'Ouest. Certes, le ciel se teinte et ça sent le pin brûlé. Mais à moins que le vent d'Ouest ne décide de transporter des pins entiers déjà enflammés au-dessus du Bessillon jusqu'à notre place de mairie, l'urgence locale consistait simplement à informer et rassurer, pas à gronder les habitants par anticipation !
En conclusion...
Chers amis Transians, la consigne est claire :
Si ça sent le brûlé : respirez un coup (enfin pas trop) et gardez votre calme.
Si des cendres tombent sur votre terrasse : ne faites pas le 18, sortez le balai.
Et surtout : veillez à ne pas déranger les lignes, sous peine de vous faire remonter les bretelles par bulletin municipal !
Heureusement que le ridicule, lui, ne donne pas de fumée... sinon les lignes seraient vraiment saturées !




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